A la lecture de la une des journaux, on a envie de reprendre l’expression d’Hippolyte Girardot dans « Un monde sans pitié », d’E. Rochant, alors qu’il se fait contrôler pour la xième fois par la police.

En un an, les banques françaises ont été convoquées huit fois à l’Elysée. Elles ont fait l’objet de plusieurs discours présidentiels musclés et de unes de journaux incendiaires. La réglementation les concernant est en passe de se durcir en matière d’exigence de fonds propres ou de liquidité. Certains députés demandent la mise place d’une taxe additionnelle de 10% sur leurs bénéfices.

Il est vrai qu’à la lecture de ces chiffres pharaoniques, indécents dans ce contexte de crise dont Wall Street est à l’origine et dont nous ne sommes même pas sortis, on comprend facilement l’opinion publique et la réaction de ceux qui nous gouvernent.

Il y a pourtant banquier et banquier. Un peu facile, me direz-vous.

Et pourtant, qu’y a-t-il de commun entre, d’une part, une équipe de 50 champions des calculs algorithmiques qui, grâce à des arbitrages extrêmement rapides, font gagner à tous les coups (que les marchés montent ou baissent) des centaines de millions et exigent une rémunération proportionnelle aux gains et, d’autre part, 1800 collaborateurs dont la rémunération est majoritairement fixe et dont le travail au quotidien consiste à accompagner leurs clients : pour financer leur accession à la propriété, pour préparer leur retraite, pour développer leur entreprise et créer des emplois ou pour financer les infrastructures de leur territoire ?

Peu de choses. Ces génies des mathématiques ou de l’informatique, issus de grandes écoles, ont trouvé la martingale pour gagner à tous les coups sans contribuer au développement de quoi que ce soit. Ce sont certes des financiers brillants mais pas des banquiers.

Vous l’aurez compris. C’est plutôt dans le second groupe que l’on trouve les vrais banquiers, le conseiller proche de chez soi, ou le chargé d’affaires de son agence entreprise.

Et c’est d’eux dont on a envie de parler dans ce blog !

 

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