Les réseaux sociaux sont-ils la nouvelle arme fatale des pirates en ligne ?

C’est ce que laisse penser le développement de nouvelles pratiques « grâce », notamment, aux données que vous diffusez sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, et bien d’autres).

Les messages de phishing sont de plus en plus crédibles car ils s’appuient désormais sur les éléments que vous rendez plus ou moins publics sur ces réseaux : amis et connaissances, projets, lieu de résidence, etc.

Pour mieux vous prémunir contre ces nouvelles formes d’attaques, lisez attentivement la suite de cet article !

Exemples de situations pouvant vous alerter sur une escroquerie potentielle

Un collègue en voyage à l’étranger vous demande de faire un virement bancaire de toute urgence pour le dépanner…

Un vendeur de voiture se dit prêt à vous offrir une remise exceptionnelle si vous acceptez de payer en ligne…

Votre banque vous adresse un courriel mentionnant votre numéro de carte de crédit et vous demande de changer immédiatement votre mot de passe pour contrer une attaque de pirates en ligne…

Votre banque vous invite, via un formulaire, à vous connecter sur un site Internet pour déjouer les pirates…

Toutes ces situations vous semblent crédibles, n’est-ce pas ?

Et pourtant, elles ne sont que la version la plus raffinée des nouveaux types d’arnaques en ligne !

Pourquoi ces nouvelles formes d’arnaques sont-elles encore plus dangereuses qu’avant ?

Tout simplement parce qu’elles s’appuient sur des données très réalistes : celles que vous avez diffusées sur les réseaux sociaux.

Grâce à ces informations, les pirates vous connaissent presque aussi bien que vos voisins ou amis.

Ils pensent -souvent à raison, malheureusement- que, si la sollicitation émane d’une personne de votre entourage, vous donnerez plus facilement suite à une action que vous n’auriez jamais engagée si elle provenait d’une personne inconnue.

Le pirate compte également sur la nécessité d’agir immédiatement (ex : proche en difficulté, menace sur votre compte bancaire, bonne affaire temporaire…) pour vous pousser à divulguer des informations confidentielles ou à donner suite à une proposition financière.

Ces nouvelles pratiques s’appellent le « harponnage » : contrairement au phishing (hameçonnage), qui ciblait un grand nombre de personnes sans forcément connaître les détails de leur mode de vie, le harponnage vise des cibles bien précises, qui ont été étudiées pour maximiser les chances de réussite de l’arnaque en ligne.

Ce qu’il faut faire pour vous prémunir

  • sur des réseaux comme Facebook (par exemple), méfiez-vous des jeux en ligne : ils peuvent être un moyen, pour le pirate, d’accéder aux données de votre profil (dans la plupart des cas, pour pouvoir utiliser le jeu, vous avez préalablement accepté de donner à l’application un accès à votre profil personnel)
  • en cas de sollicitation d’un proche, contactez directement cette personne par un autre moyen de communication (ex : téléphone) pour vous assurer de la véracité des faits
  • en cas de sollicitation de votre banque ou de toute autre institution « officielle », contactez vous-même l’établissement qui vous demande ces informations pour vérifier que cette demande est bien réelle. S’il s’agit d’un phishing, votre démarche permettra également d’alerter l’établissement et les autres usagers.

Gardez en mémoire que le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne met à votre disposition des dispositifs de prévention (et notamment une cellule spécialisée), ainsi qu’un numéro d’appel non surtaxé pour mieux vous informer :

09 69 325 325

N’hésitez pas à nous appeler en cas de doute !

 

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