Crise des Etats (Crédit Photo Thinkstock)Les banques ont bon dos !

Depuis plusieurs mois, pas un jour sans que les « méchants » établissements bancaires ne soient montrés du doigt et désignés coupables d’une bonne partie des maux rencontrés dans ce bas monde.

En tant que salarié d’une banque régionale, qui a une activité de banque de détail sur un territoire local et qui exerce son métier de base en toute honnêteté (collecter auprès des clients et prêter), puis-je vous avouer mon agacement devant ce que je ressens parfois comme de la désinformation ?

La politique de la schizophrénie ?

Car si la crise de 2008 peut être imputable aux excès de la finance (en particulier aux dangers du mécanisme de titrisation), celle que nous vivons actuellement prend naissance dans une politique d’endettement peu responsable de certains Etats.

Comprendre la crise et ses conséquences

Il est donc pour le moins surprenant que les régulateurs entendent imposer aux institutions financières (via Bâle 3) des règles prudentielles qui conduiront à encourager lesdits mécanismes de titrisation (à l’origine de la crise de 2008) pour alléger leurs bilans !

Petit rappel sur cette technique de financement, qui consiste en la transformation d’actifs en titres négociables, qui sont ensuite vendus à des investisseurs. Le risque est ainsi transféré du détenteur de créances (la banque) aux marchés financiers (l’investisseur). Ainsi les actifs titrisés sont rendus liquides, permettant en outre un effet de levier et déresponsabilisant l’établissement financier.

Un cercle vicieux

Devant les problématiques de liquidité, les établissements, même les plus éthiques, seront conduits à utiliser ces techniques pour répondre aux besoins de financement divers s’ils entendent conserver leurs parts de marché… et  jouer pleinement leur rôle de relais de croissance.

Ainsi présentées, les responsabilités apparaissent sans doute un peu plus diluées… y compris là où le client lambda ne les attend pas ☺

Pour préparer l'Avenir, nous agissons, finançons et embauchons. Le rôle d’une banque de détail

D’autant qu’à bien y regarder, ces questions concernent davantage les banques d’investissement que la banque de détail, celle de Monsieur Tout le monde, dont les activités s’exercent localement.

Au Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne, c’est bien là le cœur de notre activité :

  • Collecter des dépôts (épargne),
  • Proposer des moyens de paiement,
  • Prêter de l’argent (crédits),
  • Evaluer le risque pour que les fonds collectés auprès de nos clients soient gérés au plus près de leur intérêt.
  • Investir sur place en faisant travailler les entreprises locales

En somme, c’est la force de notre modèle de banque universelle qui nous a permis de mieux résister à la crise et qui nous permettra d’être au rendez-vous des nouvelles exigences réglementaires.

Alors, nous reprochera-t-on encore longtemps de répondre aux besoins de nos clients locaux, de les accompagner en soutenant la croissance des territoires et en favorisant la reprise économique ?

 

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