Transmettre son patrimoine, ça s’anticipe !

Et vous vous demandez peut-être s’il est plus avantageux, pour vos enfants, d’hériter de vos biens matériels (ex : immobilier) ou d’argent liquide / placements.

Notre collègue Nadia Caumartin, ingénieur patrimonial au Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne, vous apporte son éclairage sur le sujet !

Question n°1 : de quoi vos enfants ont-ils besoin ?

Si vous possédez des biens immobiliers, vous avez tout intérêt à demander à vos enfants de se projeter dans l’avenir et de déterminer leurs besoins.

Par exemple, si vous avez investi dans l’immobilier locatif et que la gestion de ce(s) bien(s) n’effraie pas vos enfants, ils seront sans doute heureux de voir les loyers augmenter leurs revenus mensuels.

Dans d’autres cas, ils préféreront que vous vendiez ce bien pour leur permettre de disposer de liquidités, par exemple pour acquérir leur résidence principale ou concrétiser un projet professionnel.

 

Question n°2 : quelle fiscalité ?

Si vos enfants souhaitent se séparer de votre patrimoine immobilier, vous aurez dans certains cas intérêt, fiscalement parlant, à transmettre votre ou vos biens à vos enfants de votre vivant par voie de donation.

En effet, la donation a pour effet de purger la plus-value : celle-ci est calculée par rapport à la valeur du bien figurant dans la donation.

La même logique s’applique pour un portefeuille de titres.

Enfin, donner des liquidités présente plusieurs avantages :

  • – outre un formalisme allégé du don manuel,
  • – les dons de sommes d’argent bénéficient d’une incitation fiscale spécifique : le bénéficiaire peut recevoir jusqu’à 31 865 €uros de chaque parent et grand-parent en franchise de droits (sous condition d’âge des donateurs et donataires), en complément de ses abattements personnels.

 

Question n°3 : quels sont les projets de vie des parents et des enfants ?

Notre collègue vous conseille de concilier, en amont, les projets de vie des enfants et le souhait des parents.

« Réunir les deux générations pour mettre à plat les visions respectives permettra d’écarter les incompréhensions. Et surtout, dans un second temps, d’adapter les outils de transmission », précise notre collègue.

Recours à une société civile immobilière, au démembrement de propriété, à la donation-partage, etc. : autant d’outils propres à assurer une transmission sécurisée et harmonieuse et à préserver les besoins futurs et l’indépendance financière des parents donateurs.

 

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