Quelques expérimentations de robots capables de réaliser des taches assez simples sont actuellement en cours dans certaines agences bancaires à l’étranger (Inde et Japon essentiellement).

Est-ce l’avenir pour la profession bancaire ? Quelques éléments de réponse dans la suite de ce billet !

Une banque indienne a annoncé le déploiement de 20 robots dans ses agences

Des robots pour seconder les conseillers bancaires indiens ? C’est le pari de la banque indienne HDFC Bank, qui a annoncé, en début d’année, un plan de déploiement d’une vingtaine de robots de type « humanoïde » (de conception indienne) dans ses agences.

Pour l’instant, il faut bien reconnaître que l’aide apportée par IRA (le doux nom de baptême de ce robot, acronyme de Intelligent Robotic Assistant) est relativement limitée : il s’agit essentiellement de guider les clients qui le souhaitent, dans les locaux de l’agence, vers le conseiller humain capable de répondre à leur besoin.

A l’avenir, la banque espère que ses robots pourront aller au-delà et réaliser quelques opérations bancaires basiques. Par exemple, reconnaître un client grâce à la reconnaissance faciale, échanger vocalement avec lui et lui remettre un relevé de compte bancaire, ou encore réceptionner un dépôt de chèque.

 

Le précédent de deux banques japonaises

L’idée d’introduire des robots dans les agences bancaires n’est pas nouvelle, puisqu’elle a déjà été mise en œuvre, en 2015, par la banque japonaise Mizuho. Les robots « Pepper » choisis, de conception française, ont pour vocation de communiquer des renseignements à propos des produits bancaires et de distraire les clients pendant leur temps d’attente en agence. Avant l’arrivée de nouvelles fonctionnalités plus avancées ?

La banque japonaise Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ avait, quant à elle, adopté quelques mois auparavant le robot Nao, lui aussi développé par des Français. Au-delà d’un échange personnalisé avec les clients, sur la base d’une reconnaissance faciale du client et de l’utilisation des informations précédemment stockées à son sujet pour le diriger vers le bon conseiller ou lui proposer le bon produit / service, ce robot présente l’avantage d’être polyglotte : on estime en effet qu’il pourra converser dans 19 langues étrangères à l’horizon 2020. Un atout pour le Japon… qui sera justement le pays organisateur des Jeux Olympiques de 2020 !

 

Quid de la France ?

Eh bien, il n’existe pas d’essai en ce sens, en France, pour le moment : il en vrai que les différences culturelles ne rendent pas nécessairement transposables les expérimentations d’autres pays !

C’est encore plus vrai au Crédit Agricole, banque mutualiste qui, si elle permet aux clients qui le souhaitent de bénéficier de plus en plus nombreux services en ligne (souvent gratuits et innovants : un exemple ici), et même des services d’une banque 100% digitale, reste encore très attachée à la relation humaine et à des valeurs de proximité et d’animation du territoire.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

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