Alors que l’été est là et que nous avons tous envie de partir ou de retourner en vacances, peut-être vous posez-vous la question d’investir dans une résidence secondaire ?

Pour le week-end et les congés, pour la prêter à vos proches, pour y habiter lorsque vous prendrez votre retraite et pourquoi pas, avec une location ponctuelle pour amortir votre investissement et diminuer les frais…

Justement, les frais, parlons-en : connaissez-vous la fiscalité applicable aux résidences secondaires ?

La taxe d’habitation

Même si vous ne l’habitez qu’une semaine dans l’année, vous ne couperez pas à la taxe d’habitation sur votre résidence secondaire. Et contrairement à ce dont vous bénéficiez peut-être pour la taxe d’habitation de votre résidence principale, il n’y a pas, pour votre résidence secondaire, de dégrèvement lié au revenu.

Sachez aussi que depuis la loi de finances pour 2017, cette taxe peut être majorée de 5 à 60% par la mairie si l’offre de logements est inférieure à la demande dans la commune.

Seules possibilités d’échapper à cette taxe d’habitation sur votre résidence secondaire :

  • • si votre résidence secondaire est utilisée à titre professionnel,
  • • ou si elle appartient à des personnes résidant en maison de retraite.

Attention à l’imposition sur la plus-value en cas de revente

Si vous vendez votre résidence principale et que vous réalisez une plus-value, celle-ci sera totalement exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Ce n’est pas le cas pour votre résidence secondaire. Si vous réalisez une plus-value lors de la vente de votre résidence secondaire, elle sera soumise à l’impôt sur le revenu au taux de 19% + 15,5% de prélèvements sociaux.

Et si la plus-value soumise à l’IR est supérieure à 50 000 €, une taxe supplémentaire (2 à 6 % du montant imposable sur la plus-value) sera appliquée.

Autres mauvaises nouvelles :

  • • si vous êtes soumis à l’ISF, sachez que pour déterminer votre actif imposable, l’abattement de 30% ne s’applique qu’à la valeur vénale de votre résidence principale… et non à celle de votre résidence secondaire.
  • • en matière de droits de succession, l’abattement de 20% (qui peut dans certains cas diminuer la valeur vénale de la résidence principale du défunt) ne s’applique pas à la transmission d’une résidence secondaire.

Heureusement, quelques situations vous permettre de limiter l’imposition sur une éventuelle plus-value :

  • • techniquement (en raison d’abattements progressifs chaque année), sachez que vous ne paierez plus d’impôt sur le revenu sur une éventuelle plus-value si vous détenez votre résidence secondaire depuis au moins 22 ans.
  • • Votre éventuelle plus-value sera également exonérée d’impôt sur le revenu si vous n’avez pas été propriétaire de votre résidence principale au cours des 4 années précédant la vente de votre résidence secondaire et que vous réinvestissez cet argent (dans un délai maximal de 2 ans) dans l’acquisition ou la construction de votre résidence principale.
  • • Le montant imposable aux prélèvements sociaux est quant à lui diminué d’un abattement avec le temps.

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