Pris au dépourvu, il est souvent difficile de faire face à une situation de harcèlement par mail ou sur les réseaux sociaux. D’autant plus si la victime est jeune et impressionnable. Voici quelques conseils pour se prémunir et réagir contre le cyberharcèlement.

En prévention

Pour un bon usage des réseaux sociaux, l’utilisateur doit mettre en œuvre tous les systèmes de filtrage pour protéger ses données individuelles et celles de ses proches :

  • – sécuriser le mot de passe,
  • – limiter les infos de son profil,
  • – gérer les paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux au niveau le plus restrictif,
  • – limiter l’accès à sa photo,
  • – refuser les demandes anonymes.

Se défendre

Évaluer les faits

– Ne pas répondre aux messages insultants pour éviter l’escalade, bloquer les expéditeurs, changer de pseudonyme, créer une nouvelle adresse mail.
– La victime a parfois des difficultés à identifier la gravité des faits et montre une réticence à agir en raison de la sidération et de la honte ressenties. On peut demander conseil à un proche, à un professeur, pour avoir un regard extérieur.
– Il ne faut pas hésiter à se tourner vers un professionnel de santé pour un accompagnement adapté. Des symptômes d’anxiété, de dépression, de stress doivent être pris en charge.

Les preuves

Il est primordial de conserver les mails, les imprimer, faire des captures d’écran, sauvegarder les SMS.

La plainte

On peut bloquer le harceleur et faire retirer des contenus en sollicitant le service dédié des hébergeurs du site concerné.
Une plainte peut être en même temps déposée auprès de la police ou de la gendarmerie ou par courrier au procureur de la République.
Que dit la loi ?
Le harcèlement en ligne est puni, que les échanges soient publics ou privés. La loi du 3 août 2018 permet que tous les participants à un acte de cyberharcèlement puissent être condamnés, même s’il ne s’agit que de retweets ou d’un like sur Facebook. La peine encourue peut aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Le délai de prescription est de six ans.

BON À SAVOIR

Un numéro vert gratuit « Net écoute » est dédié aux ados et aux enfants victimes de cyberharcèlement : 0 800 200 000 (du lundi au vendredi de 9h à 18h)

© Uni-médias – 2019

 

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