Redécouvrir en autonomie la montagne vierge et s’entretenir physiquement : le ski de randonnée a tant de succès que les stations s’emploient à le rendre accessible en toute sécurité.

Pas de forfaits à payer, pas de télésièges, pas d’horaires à respecter : en ski de rando, on grimpe en poussant sur ses bâtons et en glissant sur des skis adaptés. Leurs fixations libèrent le talon à la montée, et se bloquent pour la descente. Mais l’accès à la “vraie” montagne exige une vraie connaissance du terrain et de ses pièges, et une préparation mentale et physique. « Les montées peuvent être éprouvantes, avec des dénivelés positifs de 300 à 1 000 m, mais ce sont les descentes qui limitent la pratique. Il faut pouvoir passer dans toutes les neiges, poudreuse, couloirs verglacés », explique Simon Wiegeth, guide de haute montagne en Ariège.
C’est physique !

Des pratiquants toujours plus nombreux

« On fait un effort d’endurance à la montée, et on travaille le gainage musculaire à la descente », dit Rémi Loubet, champion de trail et de cyclisme de Vars. De plus en plus de pratiquants remontent les bords de piste sur leurs spatules, au risque d’entrer en collision avec les skieurs alpins. Les stations balisent donc désormais des itinéraires spécial ski de rando et ouvrent des pistes en nocturne après la fermeture des remontées.

Une bonne connaissance de la montagne exigée.

Pour pratiquer le ski de rando, il faut savoir lire un bulletin neige et avalanche pour adapter l’objectif, s’orienter et déchiffrer une carte.
On part toujours au moins à deux, équipé d’ARVA ou de DVA (Appareil détecteur de victime d’avalanches), d’une pelle et d’une sonde. En partenariat avec des fabricants de matériel, les stations initient à la pratique, ouvrent des ARVA-Parcs pour s’entraîner à manier pelle et sonde.

Des “petites” stations à redécouvrir

Pas besoin de massifs suréquipés pour pratiquer le ski de rando, 30 cm de neige suffisent ! Misant sur cette approche non mécanisée de la montagne, la station du Col du Corbier, rebaptisée Drouzin-le-Mont, a même fermé ses remontées. Avec quatre microstations, mais des forêts de mélèzes et une belle réserve de poudreuse, le Queyras s’impose comme un haut-lieu de la discipline. Les quatre espaces labellisés “ski de rando français”, comprennent d’ailleurs Gaschney, entre 979 et 1 290 m en vallée de Munster, et Villards-Belledonne Sud, avec ses pistes à 1 000 m d’altitude.

© Aliette de Crozet – Santé Magazine 2019

© Uni-médias – 2019

 

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