13 avr 2012
Depuis plusieurs mois, pas un jour sans que les « méchants » établissements bancaires ne soient montrés du doigt et désignés coupables d’une bonne partie des maux rencontrés dans ce bas monde.
En tant que salarié d’une banque régionale, qui a une activité de banque de détail sur un territoire local et qui exerce son métier de base en toute honnêteté (collecter auprès des clients et prêter), puis-je vous avouer mon agacement devant ce que je ressens parfois comme de la désinformation ?
Vous êtes chef d’entreprise, (futur) créateur ou repreneur d’une entreprise :
Eh bien, c’est exactement le type d’informations que vous pourrez retrouver sur Jesuisentrepreneur.fr, le site créé en février dernier par le Crédit Agricole pour assister les créateurs et repreneurs d’entreprise dans leur projet entrepreneurial. (Lire la suite…)

Mme NOWAK, Présidente de l'ADIE, et M. MACE, Directeur Général du CACB, ont signé une convention de partenariat
Les banques ne prêtent qu’aux riches ! C’est le sentiment d’injustice que certains d’entre vous ont pu éprouver après s’être vu refuser l’accès au prêt bancaire faute de garanties financières suffisantes.
Et c’est en partie exact : notre rôle de banquiers nous conduit en effet à protéger les fonds qui nous sont confiés par nos clients, dont nous leur sommes redevables. Que ne dirait-on pas d’une banque en faillite, qui ruinerait ses clients faute d’avoir su discerner les projets économiquement viables, des autres ?!?
Pour autant, nous voyons bien que certains projets de création d’entreprise, que nous ne pouvons pas accompagner directement sur la base de critères financiers, présentent un intérêt réel. Mais ils nécessitent un accompagnement spécifique, voire une formation personnalisée du créateur pour la réussite de son projet… ce que nous ne savons pas mettre en œuvre.
Le besoin annuel de crédits solidaires pour la création d’entreprises a été évalué, en 2010, à 1,3 million d’€uros pour la seule région Bourgogne. Alors, que faire ? Faut-il baisser les bras, renoncer à lutter contre l’exclusion économique ?
A cela nous répondons : non !
« C’est au moment où je suis en difficulté que j’ai besoin de votre appui, pas quand tout va bien », nous disent parfois les professionnels, mécontents de voir un prêt leur être refusé alors qu’ils doivent faire face à une période financière critique.
Alors, une banque ne doit-elle prêter… qu’aux riches ? Pas si simple, chers lecteurs. Voici pourquoi.
Lorsque la conjoncture économique est porteuse, le recours au crédit ne pose généralement pas de difficulté : l’appui du banquier est alors requis pour réaliser des investissements et développer une activité… ce qui est, somme toute, ni plus ni moins que son rôle économique.
Mais en période économiquement tendue, le crédit prend parfois une toute autre dimension. L’entreprise est tentée de solliciter sa banque pour faire face à une « mauvaise passe », menaçant parfois sa survie à court ou moyen terme. Et, dans ce cas, les choses se compliquent singulièrement.