A la lecture de la une des journaux, on a envie de reprendre l’expression d’Hippolyte Girardot dans « Un monde sans pitié », d’E. Rochant, alors qu’il se fait contrôler pour la xième fois par la police.

En un an, les banques françaises ont été convoquées huit fois à l’Elysée. Elles ont fait l’objet de plusieurs discours présidentiels musclés et de unes de journaux incendiaires. La réglementation les concernant est en passe de se durcir en matière d’exigence de fonds propres ou de liquidité. Certains députés demandent la mise place d’une taxe additionnelle de 10% sur leurs bénéfices.

Il est vrai qu’à la lecture de ces chiffres pharaoniques, indécents dans ce contexte de crise dont Wall Street est à l’origine et dont nous ne sommes même pas sortis, on comprend facilement l’opinion publique et la réaction de ceux qui nous gouvernent.

Il y a pourtant banquier et banquier. Un peu facile, me direz-vous. (suite…)

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